J’ai testé le massage au chocolat !

Alors que les fêtes de fin d’année viennent de s’achever, ce qui n’empêche pas de faire durer le plaisir chocolaté, j’ai voulu faire une belle entrée en matière pour 2019 en allant tester un soin pas comme les autres, le massage au chocolat. Bourré de vertus pour notre peau, le chocolat, dont le beurre de cacao est la star, a le don de nous mettre dans tous nos états ! Et je vous explique pourquoi de ce pas !

1h30 de pur bonheur

chocolat nappage Voilà un instant dont je me souviendrai…. Et je remercie chaleureusement Nathalie de l’Escale bien-être à Biscarrosse et son « chauffant au chocolat ». La préparation chocolatée est préparée par ses soins : un mélange naturel de beurre de cacao – ce dernier est obtenu en filtrant la pulpe des graines de cacao – et d’huile d’amande douce : sensation douceur garantie. Et en effet, dès les premières minutes, on ressent un bien-être intense.

Odeur dans les narines qui vous donne envie de plonger direct dans un bain chocolaté ou de dévorer d’un trait une tablette (au choix), texture chaude et agréable sur la peau, délicatesse de Nathalie avec ses mains expertes. Le nirvana quoi ! Après ce délicieux moment de massage, place à un petit enveloppement chauffant, le tout dans une ambiance cosy et intimiste. Autant vous dire qu’à ce moment précis, j’ai moi aussi fondu comme ces fèves de cacao et suis partie dans une micro sieste toute enveloppée que j’étais, toujours à humer avec délice les odeurs de chocolat. Et comme si j’allais dire non, Nathalie a finalisé son soin avec l’application d’une crème au chocolat sur le corps et le visage. Et cette crème regorge de richesses : beurre de cacao bien sûr, cacao en poudre, huile d’amande, filtre solaire capsulé et complexe vitaminé anti-radicaux libres.

Un léger nettoyage de la peau a clôturé cette expérience passée trop vite. J’ai voulu un nettoyage superficiel afin de converser le mélange beurre de cacao et huile d’amande douce le plus longtemps possible sur ma peau. Une fois dans ma voiture, le sentiment de bien-être était tel que j’avais l’impression d’arriver dans une autre dimension : 1h30 de pur bonheur !

Les bienfaits du chocolat sur la peau

croque chocolatElles sont démontrées ces vertus mais dressons-leur un petit portrait. Booster naturel, anti-stress, hydratant, anti-oxydant font partie des vertus clés pour notre peau. Riche en polyphénols – il en a trois fois plus que le thé vert – le chocolat est connu pour être un protecteur efficace pour notre peau. Et Nathalie – et oui, j’ai mené l’enquête durant ce moment de détente absolu, vous noterez jusqu’où s’étend mon professionnalisme – m’a expliqué en effet qu’il était utilisé pour ses vertus adoucissantes et nutritives.

Doté de vitamines A, B, D, E et K, de fer, de manganèse, de potassium, de sélénium et de magnésium, le chocolat régénère nos cellules et notre épiderme souvent agressé et l’effet anti-âge est donc bien au rendez-vous. Et on doit ces actions au beurre de cacao, principal composant du chocolat, qui a le don naturel d’hydrater de façon très agréable la peau. Ça vous parle le stick à lèvres pour apaiser la sécheresse ressentie en hiver ? Les protéines végétales du cacao ont un effet nourrissant et réparant pour la peau. Un soin au chocolat, c’est donc plus que recommandé en cette période grelottante !

Le chocolat, c’est bon pour le moral !

chocolate-fonduEn plus de faire du bien en profondeur à notre peau, le chocolat apaise nos esprits. Est-ce parce qu’il nous rappelle des souvenirs d’enfance, l’heure du goûter où l’on attendait sa petite barre de chocolat et son pain frais ? Cela peut jouer mais pas seulement. Les polyphénols qu’il contient ont une action favorable sur le stress. À son contact, en message ou en le savourant, on libère des molécules bienfaitrices.

Parmi ces molécules, la sérotonine, neurotransmetteur efficace contre la nervosité ou la déprime par exemple et créateur de bien-être, la tryptamine, aux effets euphorisants – trop faiblement dosé pour avoir l’effet décrit par beaucoup dans l’univers scientifique, à savoir être hallucinogène –  la phényléthylamine, surnommée « molécule de l’amour » car elle stimule la sensation de plaisir, et le tryptophane, acide aminé essentiel précurseur de la sérotonine, responsable de la synthèse de la mélatonine, « l’hormone du sommeil ». Tous ces composants aux noms barbares participent, chacun à sa façon, à la libération des précieuses endorphines, ces hormones du bonheur, sécrétées par notre cerveau. Et les actions de ces derniers ne s’arrêtent pas là.

On sait, enfin, que le chocolat contient du magnésium. Cet oligo-élément possède de nombreuses vertus mais il joue aussi un rôle anti-dépresseur. Entre deux analyses d’œuvres littéraires – j’étais en section Littéraire -, mon professeur de Français au lycée nous recommandait souvent de manger un carré de chocolat noir chaque jour afin de stimuler notre mémoire. Je garde une pensée amusée et nostalgique de cette parenthèse scolaire…

Longue vie au chocolat !

chocolat-chaudL’histoire du cacao a débuté avec les Aztèques et les Mayas. Les premiers le consommaient dans une boisson contenant des épices, du miel, de la vanille : le xocoatl. Les Aztèques croyaient en ses actions pour combattre la fatigue. La boisson était réservée aux guerriers et aux nobles car le cacao était un bien rare. Les Mayas cultivaient le cacaoyer et se servaient des fèves de cacao pour faire du troc. La fève de cacao a voyagé dans tout le Mexique grâce aux Aztèques. Découvert par Cortés en 1519, en pleine colonisation du pays, il est ramené en Europe et est importé par l’Espagne de Charles Quint dès la fin du 16ème siècle. Sa consommation et son commerce fleurissent dès cette époque.

La cour de France l’aurait, elle, découvert en 1615 lors du mariage d’Anne d’Autriche, fille de Philippe III d’Espagne, et de Louis XIII à Bayonne. Le roi soleil, Louis XIV, aurait fait connaître le chocolat, bu en breuvage, à la cour de Versailles. Le chocolat est resté longtemps la boisson des élites.

Il faut attendre la révolution industrielle du 19ème siècle et les premières fabriques de chocolat pour voir se démocratiser sa consommation. La première fabrique française était originaire des Pyrénées Orientales aux origines du groupe CEMOI, et daterait de 1814. En 1826, un certain Coenraad Johannes van Houten dépose un brevet pour commercialiser un cacao réduit en graisses et plus facile à digérer. La poudre de cacao est ainsi née et on a aujourd’hui le bonheur de s’en servir dans moult préparations gourmandes, l’ayant à portée de mains dans nos placards de cuisine.

À croquer, à boire, à appliquer, le chocolat procure toujours le même effet : un grand bien-être sans limite. Bon pour la peau et le moral, le cacao mérite tous les lauriers : âmes gourmandes, vous voilà prévenues. Et ce n’est pas le gastronome et magistrat français, Anthelme Brillat-Savarin, qui aurait dit le contraire car pour lui « Qu’est-ce que la santé ? C’est du chocolat ! »

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