Comment j’ai arrêté de fumer en 3 heures seulement

Lundi 29 avril. 8 h 30. Dans une heure, je serais une non-fumeuse. Du moins, je l’espère… Après 6 années de tabagisme, je me suis enfin décidé à demande de l’aide. Je suis sur le point de rencontrer mon hypnothérapeute. Je suis dans tous mes états. Premièrement, parce que je fume ma dernière cigarette. Deuxièmement… Il faut que ça marche !

La clope et moi

J’ai tiré ma première taffe en 3ème. À l’arrêt de bus. À ce moment-là, je n’avais pas prévu de me lancer dans une carrière de fumeuse. J’étais juste curieuse. Beaucoup d’adultes de mon entourage fumaient, c’était intrigant, je voulais essayer. Dans mes souvenirs, je n’ai ni trouvé ça super dégueulasse, ni super bon. En fait, sur le moment, je n’en ai pas pensé grand-chose.

Puis, plus tard, cette année-là, j’ai recroisé la cigarette à plusieurs reprises. Bah ouais, à cet âge-là, fumer, c’est cool. Mes parents n’étaient pas tellement du même avis quand ils l’ont appris, tout à fait par hasard. Et autant vous dire que je m’en suis vite mordu les doigts. D’ailleurs, je n’y ai plus retouché… jusqu’à ce que deux ans plus tard, à 16 ans, je commette la plus grosse connerie de ma vie pour la seconde fois : allumer une cigarette. La meuf qui n’a rien compris.

Alors au début, c’est sympatoche. On fume une clope par ci, une clope par là. “Je ne suis pas accro, j’arrête quand je veux moi”. Bah ouais, mais en attendant, plus ça va et plus tu fumes. Et puis un jour, tu achètes ton premier paquet. Aïe. Déjà à l’époque je trouvais ça cher et pourtant, c’était que 6,30 €. Aujourd’hui, je dois faire un crédit pour ma conso mensuelle ! Bon, ok, j’exagère. De toute façon, tout ça est désormais derrière moi.

Je voulais faire appel à un hypnothérapeute depuis plus d’un an. Puis, j’avais toujours une bonne excuse : pas le temps, pas d’argent, pas le bon moment. Seulement le temps passait et j’avais déjà la sensation que mon corps commençait à morfler. Je n’ai que 22 ans, merde ! Fais quelque chose !

Ma première séance d’hypnothérapie

Lundi 29 avril. 9 h 30. J’entre à la fois pleine d’espoir et pleine d’interrogations dans ce petit bureau tamisé. Je me suis tourné vers cet hypnothérapeute puisque j’ai eu des super retours à son sujet. Ça aide, je trouve.

Il m’avait expliqué au préalable que 3 séances d’hypnothérapie étaient nécessaires pour arrêter de fumer. Parfois 2, selon les profils. Ce fut mon cas.

Notre premier rendez-vous était simplement une hypnose conversationnelle de 2 h 30. Rassurez-vous, on ne les voit pas passer ces 2 h 30.

Assise confortablement dans son superbe fauteuil, il me pose un tas de questions. Il a besoin de savoir quel genre de fumeuse je suis. En l’occurrence, j’ai été très surprise. Je veux dire, la fumeuse en question, c’est moi. Pourtant, je n’avais jamais réellement conscientisé mes comportements vis-à-vis de mon addiction.

Apparemment, je suis une fumeuse comportementaliste et psychologique. En d’autres termes, je fume lorsque je ressens une émotion forte (stress, tristesse, colère) mais surtout par habitude. “Ça ne devrait pas être compliqué pour vous d’arrêter”, me rassure-t-il. Je l’espère docteur, je l’espère.

Après quoi, nous passons une bonne heure à discuter de la cigarette en elle-même. Ses composants, ses effets, son industrie, son fonctionnement. Un tas de choses que mon esprit avait tout simplement volontairement mis de côté, mais qui d’un seul coup faisait l’effet d’une bombe.

Et petit à petit, alors que je discutais « cigarette » avec lui depuis presque 2 heures, je n’avais qu’une hâte : rentrer chez moi, prendre mon paquet de tabac et le balancer à la poubelle.

On ne va pas se mentir, j’aimais fumer. C’était un véritable plaisir pour moi. Pourquoi croyez-vous qu’il m’aura fallu 6 années avant d’arrêter ? Puis tout d’un coup, c’est comme si je découvrais son vrai visage et la seule chose que je ressentais à son égard désormais, c’était de l’indifférence.

À la fin de cette première séance, il me remet un petit carnet et deux feuilles A4. Le petit carnet, c’est pour y noter chaque envie de cigarette que j’aurais dans les prochains jours. Sur les feuilles A4, je dois rédiger deux lettres d’adieu à la cigarette : la première au sujet des choses concrètement positives qu’elle m’a apportée, la seconde – vous l’aurez compris – le concrètement négatif. L’une a été beaucoup plus simple à écrire que l’autre. Je vous laisse deviner laquelle.

Il m’a ensuite enseigné une technique de respiration incroyablement relaxante et je suis rentré chez moi. Déterminée à ne plus toucher à une cigarette !

L’après hypnose

Si vous avez bien suivi, lors de cette première séance, il ne m’a pas hypnotisé à proprement parler. Nous avons discuté. Et pendant que nous discutions, il a simplement fait quelques suggestions à mon inconscient sans même que je m’en rende compte. Rien que ça, ça a changé ma vie.

Le soir même, je suis allé boire un verre avec une copine fumeuse. Avant de partir, je fais mes exercices de respirations. Vais-je tenir le coup ? J’ai besoin de me tester. Ce soir-là, quand j’ai retrouvé mon chéri, j’ai pu lui dire à quel point j’étais fière de moi ! J’avais tenu bon.

Au troisième jour d’abstinence, j’ai fait un rêve. Pour la première fois de ma vie, je rêvais de moi en train de fumer. C’était bizarre. Il y avait cette envie que je ne pouvais pas contrôler. J’ai allumé une cigarette et à la seconde où je l’ai fais, j’ai culpabilisé. Je me suis sentie tellement mal. Tellement mal que j’ai été soulagé lorsque je me suis réveillé. C’est là que j’ai compris que j’en avais bel et bien terminé avec ma vieille copine.

Je suis retourné voir l’hypnotiseur le vendredi suivant. Cette fois-ci, nous avons fait une réelle séance d’hypnose, d’une heure. Histoire d’ancrer une bonne fois pour toutes ces nouvelles habitudes dans mon inconscient.

Aujourd’hui, je n’ai pas fumé une seule cigarette depuis 7 jours. Sans trop de difficulté, finalement. Et vous voulez que je vous dise, je suis fière de moi. Mais surtout, je ne me réveille plus avec cette sensation d’être encrassé le matin. Je n’ai plus mal à la gorge, j’ai la sensation de mieux respirer. Je me sens libérée, en somme. Apparemment, je serais réellement guérie lorsque j’éprouverais de la compassion vis-à-vis des fumeurs. J’ai hâte.

Je ne dois pas oublier pour autant que je porterais la cigarette comme une épée de Damoclès au dessus de la tête, jusqu’à mes derniers jours. À la minute où je craque, je replonge. Je dois beaucoup à cet hypnotiseur. Il était le coup de pouce dont j’avais besoin !

Si toi aussi tu habites dans la région nantaise et que tu souhaites en finir avec la cigarette, dis-le moi et je te donnerai son petit nom. Et si tu as des questions, je serais super contente de pouvoir te répondre ! En attendant, prends soin de toi 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *